Au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne défend l'égalité entre les hommes et les femmes. Elle énonce également que pour un travail équivalent, toute personne ayant les mêmes qualifications devrait avoir un salaire égal. Aujourd'hui, le salaire moyen des femmes est encore inférieur à celui des hommes. De plus, elles ont également plus de difficulté à obtenir des postes dans des domaines traditionnellement masculins. C'est notamment le cas pour le secteur de la construction et certains métiers oeuvrant pour la sécurité publique (police, service d'incendies).

Au Québec et au Canada, les femmes sont minoritaires dans certains métiers traditionnellement masculins.
Depuis le début des années 2000, l'opinion publique de la société québécoise continue de changer considérablement. Les impacts de cette évolution se répercutent dans les domaines sociaux et économiques. Par exemple, les femmes sont presque aussi nombreuses que les hommes sur le marché du travail.
Les mouvements féministes, qui se sont multipliés durant la deuxième moitié du 20e siècle, ont eu un impact majeur dans la vie des Québécois et des Québécoises du 21e siècle. En effet, la société est en marche vers l'équité salariale et la parité dans les milieux de travail. Dans les dernières années, le gouvernement a aussi amélioré les mesures de conciliation travail-famille.

Certaines personnalités politiques québécoises sont issues du mouvement féministe. C'est le cas de Manon Massé qui, après avoir coorganisé la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000, est devenue porte-parole féminine de Québec solidaire (QS).
La lutte pour l'égalité hommes-femmes n'est pas complètement gagnée, mais plus les années avancent, plus la société québécoise s'en approche.
Depuis l'adoption de la Loi sur l'équité salariale en 1996, les employeurs doivent se soumettre à des réglementations. En effet, ils doivent offrir à leurs employées féminines le même salaire que celui des hommes pour un travail équivalent.
En 2006, le gouvernement signe des ententes avec des syndicats au sujet de l'équité salariale pour des domaines d'emplois encore problématiques, souvent majoritairement féminins. En effet, les salaires des femmes dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de la fonction publique présentaient encore de grands écarts salariaux. Les centrales syndicales se sont engagées à lutter pour rectifier la situation et à s'assurer que les femmes discriminées obtiennent un ajustement salarial.
En plus de rechercher l'égalité des salaires hommes-femmes, le Québec met en place des mesures pour atteindre la parité, c'est-à-dire qu'il souhaite que le nombre de femmes dans un milieu de travail soit équivalent à celui des hommes.
En ce sens, en 2006, le gouvernement adopte la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. Cette loi veille à ce que le nombre de femmes et d'hommes qui siègent au sein des conseils d'administration des sociétés d'État (Hydro-Québec, SAQ, etc.) soit le même.
En 2011, le gouvernement québécois a adopté la Loi sur l'accès à l'égalité en emploi dans des organismes publics. Elle incite alors les organismes à engager autant d'hommes que de femmes au sein de leur effectif.

Les acquis obtenus pour les femmes sont le fruit de longues luttes féministes. La Fédération des femmes du Québec (FFQ) a organisé bon nombre de moyens de pression afin que le gouvernement entende ses revendications.
Les femmes des années 2000 sont très présentes sur le marché du travail, mais la conciliation entre les responsabilités familiales et les responsabilités professionnelles est difficile. Cela limite l’accès des parents, surtout des femmes, à certains postes de pouvoir.
À la veille des années 2000, de nouvelles mesures gouvernementales, comme les garderies subventionnées à 5$ par jour, ont facilité la conciliation travail-famille.
En 2001, c'est la Loi sur l'assurance parentale qui a eu un impact important dans la vie des femmes québécoises. Cette loi prévoit le versement d'une partie du salaire des nouvelles mères alors qu'elles sont en congé de maternité. L'employeur doit respecter ce congé et conserver le poste de la femme jusqu'à son retour. Dès lors, les parents, particulièrement les femmes, peuvent jouir d'une nouvelle sécurité d'emploi, même s’ils s'absentent pour s'occuper de leur nouveau-né.