Les notions abordées dans cette fiche dépassent celles qui sont vues au secondaire. Il s'agit ici d'un complément pour ceux qui sont curieux d'en savoir plus.
La route de la soie désigne une route commerciale reliant l'Asie et l'Europe, plus précisément la ville de Chang'an (en Chine) à celle d'Antioche (en Syrie).
Cette route est utilisée à partir du 2e siècle av. J.-C. jusqu'au 15e siècle, après quoi elle est abandonnée progressivement, au profit des voies maritimes. Elle tire son nom du fait que la soie, marchandise très prisée des Européens pendant longtemps, y est transportée. Cette route a également permis l'échange de plusieurs autres marchandises. Outre la soie, on y transportait de l'or, des textiles, de l'ivoire, du corail, des pierres précieuses, des fourrures, des céramiques, des armes faites de bronze et diverses épices.
La Chine est l'unique productrice de soie jusqu'au 5e siècle (elle est la seule à connaître le processus de fabrication). La soie est un produit de luxe en demande. Elle peut même servir de monnaie. D'ailleurs, l'État l'a déjà utilisée pour payer ses fonctionnaires.
Les échanges qui proviennent de la route de la soie ne sont pas que matériels. La route de la soie permet la transmission de nouvelles connaissances et d'éléments culturels entre les peuples. Le bouddhisme se répand le long de la route de la soie pendant plusieurs siècles. De nouvelles techniques sont transmises : des peuples d'Asie découvrent la fabrication du papier et apprennent à couler le fer grâce aux Chinois. La route de la soie a même permis la création d'un des plus grands empires de tous les temps : l'Empire mongol.