Les premiers contacts entre Européens et Autochtones mènent rapidement à la mise sur pied d'un système d'échange pour favoriser le commerce des fourrures, une ressource très prisée en Europe. Ce commerce demeurera, tout au long du régime français, la principale activité économique en Nouvelle-France.
Le mercantilisme est une théorie économique des 16e et 17e siècles selon laquelle la puissance d'un État se mesure à sa quantité de métaux précieux (or et argent) et à sa capacité à exploiter les ressources de ses colonies.
Suivant la théorie économique du mercantilisme, dont l'objectif est d'accumuler des métaux précieux, la France s'approvisionne en fourrures dans sa colonie. Ces fourrures sont transformées en chapeaux de feutre, qui seront ensuite échangés pour des métaux précieux avec des pays européens. Ainsi, la métropole s'enrichit, mais aux dépens de sa colonie.
Les Autochtones sont des acteurs essentiels dans le commerce des fourrures. En effet, contrairement aux Français, ils ont une excellente connaissance du territoire et de ses ressources.
Dès le début des années 1600, les Français s'efforcent d'entretenir de bonnes relations avec les Autochtones en formant des alliances. Grâce à ces relations, les Français et les Autochtones font du troc : les Français donnent aux Autochtones des produits fabriqués en France en échange de fourrures de castor.
Des fruits, de la poudre à fusil, des couvertures, des outils, des vêtements, des briquets, des aiguilles à coudre, de l'eau-de-vie, des chaudrons, etc.
Les Autochtones sont chargés de chasser les animaux à fourrure ou d'obtenir des fourrures de nations plus éloignées, puis de les échanger avec les Français. Ces échanges se font dans des postes de traite, généralement construits près des cours d'eau, principales voies de transport de l'époque. Une fois arrivées dans la vallée du Saint-Laurent, les fourrures sont expédiées par les commerçants français en France, où elles seront transformées.

Échange entre Autochtones et Européens
Au début du 17e siècle, le roi de France charge Samuel de Champlain d'explorer le territoire en son nom. Champlain se dirige donc au sud et à l'ouest du fleuve Saint-Laurent.
Durant ces explorations, Champlain forge des alliances avec les différentes nations autochtones rencontrées, ce qui permet aux colons d'étendre le réseau de traite des fourrures.

Exploration du territoire par Samuel de Champlain, 1609-1616
De la fondation des premiers établissements permanents jusqu'à la fin de la colonie, l'approvisionnement en fourrures pousse les Français à poursuivre l'exploration du territoire, notamment au sud et à l'ouest. Cet immense territoire exploré définira les frontières de la Nouvelle-France, bien que ce territoire soit peu peuplé.

Carte montrant les explorations françaises en Amérique du Nord de 1534 à 1741
Bien que le commerce des fourrures soit la principale activité économique de la Nouvelle-France, la pêche demeure une activité très pratiquée.

Carte représentant les zones de pêche dans le golfe du Saint-Laurent
Les produits de la pêche sont expédiés en France pour ensuite être vendus. De leur côté, les pêcheurs ne font pas le choix de s'établir dans la colonie. Conséquemment, la pêche, tout comme le commerce des fourrures d'ailleurs, ne contribuera pas à la colonisation de la Nouvelle-France.