Être nerveux avant un examen, avoir des papillons dans l’estomac, c’est normal. Ce qui l’est moins, c’est quand ce stress se transforme en pensées incontrôlables et envahissantes. Dans ce cas, il est peut-être question d’anxiété de performance. Avec un peu d’aide, il est possible de mieux la gérer.
L’enfant qui vit de l’anxiété de performance a très peur de l’échec et a tendance à élaborer des scénarios catastrophes. Par exemple, il s’imaginera qu’en ratant un examen, il doublera son année scolaire ou décevra ses parents. En gros, il réagit à certaines situations (comme les examens, les exposés oraux, etc.) avec la même intensité que s’il était poursuivi par un monstre à quatre têtes.
Certaines situations peuvent augmenter le niveau d’anxiété. En effet, il suffit de penser à celles qui sont :
- peu contrôlables,
- imprévisibles,
- nouvelles,
- menaçantes pour l’ego,
- etc.
L’anxiété de performance peut se manifester dès l’âge de sept ou huit ans! Ses symptômes sont nombreux et peuvent s’apparenter à ceux qui révèlent d’autres troubles. Pour cette raison, il est conseillé de consulter un spécialiste de la santé afin d’obtenir son opinion médicale. De plus, avec un diagnostic (même s’il n’est pas obligatoire), ce sera plus facile d’aider votre enfant.
Voici, à titre d’information, quelques-unes des principales manifestations de l’anxiété de performance :
- tendance à se trouver « pas bon »;
- apparition de trous de mémoire;
- crainte de décevoir;
- crise d’angoisse;
- impression d’être inefficace;
- propension à éviter la critique;
- perfectionnisme exagéré;
- etc.
Lors de situations stressantes, l’anxiété de performance peut également se présenter sous certains symptômes physiques, tels que :
- des migraines, des maux de tête,
- des tensions musculaires,
- de l’insomnie,
- des problèmes digestifs (maux de ventre, nausées),
- etc.
Si votre enfant souffre d’anxiété de performance, vous pouvez l’aider en renforçant sa confiance en soi. Pour y arriver, vous pouvez l’inviter à faire ce qui suit :
- nommer les personnes de son entourage qui l’aiment;
- écouter le récit de vos propres échecs et des leçons que vous en avez tirées;
- accepter les commentaires positifs;
- faire la liste de ses bons coups;
- dédramatiser l’erreur;
- etc.
De toute évidence, la confiance en soi donne des ailes! Et elle est un important facteur de réussite scolaire. Voilà pourquoi nous vous invitons à lire notre article qui traite du sujet pour découvrir comment la renforcer.
Pour aider votre enfant à mieux gérer son anxiété, vous pouvez l’inviter à se voir comme un magicien, puisqu’il est le seul capable de faire disparaître ses symptômes. Bien entendu, tout cela n’est possible qu’avec les bonnes formules magiques! Voici donc quelques exemples de phrases clés qu’il pourrait se répéter pour reprendre le contrôle de ses émotions et de ses pensées :
- Je suis capable.
- Je fais de mon mieux et c’est ce qui compte.
- Mes parents vont toujours m’aimer.
- Je ne suis pas la somme de mes résultats scolaires.
- Je vais bien, je suis en sécurité.
L’enfant qui souffre d’anxiété de performance a tendance à dramatiser la portée et les conséquences des échecs. Pour l’aider au quotidien, vous pouvez l’inviter à essayer ces tactiques :
- considérer la situation stressante comme un défi plutôt qu’une menace;
- relativiser les conséquences d’un éventuel échec;
- faire de la visualisation de situations agréables;
- établir des routines rassurantes;
- écouter de la musique pour se changer les idées;
- bouger pour évacuer ses tensions;
- faire des exercices de relaxation et de respiration;
- etc.
Si la situation persiste malgré tout, il pourrait être indiqué de consulter un intervenant scolaire tel qu’un psychologue ou un psychoéducateur; cela pourrait aider votre jeune!
Extrait du balado « Survivre aux devoirs : vos questions à Alloprof », à écouter en entier sur Radio-Canada OHdio.
Rédaction originale : Marie-Claude Ouellet
Révision scientifique : Anne-Marie Audet, psychoéducatrice
Réécriture : L'équipe d'Alloprof Parents