Passions et persévérance scolaire, tout est une question de motivation!
Une passion est une activité pour laquelle l’enfant a une motivation intrinsèque. IntrinQUOI? C’est-à-dire que c’est une activité pour laquelle l’enfant a un intérêt naturel, qu’il aime faire et dont il raffole, sans avoir besoin d’y être poussé.
Autrement dit, en tant que parents, ce n’est pas possible d’imposer des passions à nos enfants. Par contre, c’est tout à fait possible d’encourager des passions.
Pour identifier les passions de son enfant, il suffit d’observer et de tendre l’oreille :
- Quelles sont les activités vers lesquelles il est naturellement porté?
- Quelles tâches fait-il pendant de longs moments ou en étant complètement absorbé?
- De quoi parle-t-il à répétition?
Les scientifiques s’entendent pour dire que les activités parascolaires et les loisirs, même s’ils ne sont pas directement liés aux tâches scolaires, contribuent à la persévérance des enfants. Mais pourquoi donc? Il existe plusieurs raisons :
- Une activité parascolaire réalisée à l’école permet à l’enfant de s’y sentir à sa place et bien entouré.
- L’enfant a l’occasion de tisser des liens avec d’autres jeunes et des adultes qui partagent aussi ses passions.
- Le temps passé à développer ses passions fait partie d’un bon équilibre de vie.
Il y a plusieurs choses qu’on peut faire à la maison pour soutenir les passions de son enfant. Voici quelques exemples :
- Inscrire son enfant à des activités ou à des loisirs qui le passionnent.
- Réserver du temps où l’enfant peut se consacrer à sa passion.
- Faire l’activité avec lui.
- Faire une activité connexe. Ex. : Il aime le soccer? Vous pouvez regarder des matchs ensemble ou des reportages sur son équipe préférée!
- Discuter et questionner son enfant à propos de ses passions : Qu’est-ce qu’il aime vraiment faire? Peut-il expliquer ce qui l’intéresse le plus?
Pour soutenir la persévérance de son enfant, on peut intégrer ses passions à des activités à caractère plus scolaire :
- lire des livres sur le sujet,
- visiter un musée,
- regarder des documentaires,
- faire des pièces de théâtre à la maison ou des bricolages,
- etc.
Dans ce cas, c’est plus délicat. Bien qu’il n’y ait aucun problème à consacrer un peu de temps aux jeux vidéo, on ne veut pas non plus que notre enfant passe trop de temps devant les écrans. Le célèbre adage dit : “If you can’t beat them, join them”. Je ne suggère pas ici de faire plus de jeux vidéo, mais bien de s’intéresser à l’univers des jeux vidéo sous d’autres formats :
- Lire avec son enfant des bandes dessinées dont les graphiques rappellent des jeux vidéo.
- Certains jeux de société collaboratifs poursuivent des quêtes comme dans les jeux vidéo.
- Certains instituts et écoles proposent des activités jeunesse et des camps de jours sur l’animation et la programmation axée sur les jeux vidéo.
Ainsi, même si les passions de nos enfants peuvent sembler complètement déconnectées de l’école, voire farfelues, il ne faut pas hésiter à plonger avec eux dans des activités qui seront, au final, des leviers indispensables lorsque viendra le temps de soutenir leur persévérance scolaire.