Une séquence textuelle est un ensemble de phrases formant une unité de sens. Pour être une séquence textuelle, cet ensemble de phrases doit être lié par un même mode d’organisation du texte : narration, description, explication, argumentation, etc.
Dans un texte, on retrouve une séquence dominante qui occupe une majeure partie du texte. Un même texte comportera aussi, la plupart du temps, plusieurs séquences secondaires.
Une séquence descriptive est un ensemble de phrases permettant de décrire une réalité. Cette séquence permet de produire une image de ce que le lecteur ou la lectrice ne voit pas afin qu’il ou elle puisse se l’imaginer.
La séquence descriptive, qui peut constituer le texte entier ou une partie du texte, a pour but d’informer le ou la destinataire dans un texte courant ou de caractériser des éléments dans un texte littéraire.
La séquence descriptive se distingue des autres séquences en raison des caractéristiques qui lui sont propres.
| Éléments qui permettent de construire la séquence descriptive | Sujet : ce qui est décrit.
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| Présentation d’un aspect : caractéristique de ce qui est décrit. | |
| Parfois, présentation d’un sous-aspect : les détails précis qui viennent enrichir l’aspect. | |
| Ton et vocabulaire |
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| Présence d’organisateurs textuels et de marqueurs de relation qui permettent de suivre la description | L’espace : sous, sur, par-dessus, à gauche, etc. |
| Le temps : au début, ensuite, plus tard, une heure avant, auparavant, etc. | |
| La logique : premièrement, deuxièmement, de plus, en outre, également, par ailleurs, etc. | |
| Particularités linguistiques |
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| Utilisation de procédés descriptifs |
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Dans les textes courants, la séquence descriptive aide à fournir des caractéristiques détaillées sur un sujet (objet, lieu, personne, phénomène). Son but principal est d’informer le lecteur ou la lectrice pour lui permettre de se créer une image mentale de ce qu’on ne voit pas ou l’aider à mieux comprendre une réalité complexe.
La séquence descriptive est la séquence dominante dans des textes descriptifs comme des documentaires, des quatrièmes de couverture, des biographies, des comptes rendus d’un événement ou des reportages.
Le teckel, communément appelé « chien saucisse », se distingue par sa morphologie unique caractérisée par un corps particulièrement allongé et des pattes très courtes. Ce chien de petite taille possède un poil qui peut être ras ou long, ainsi que de longues oreilles tombantes qui encadrent un museau allongé et pointu. Malgré sa petite stature, il présente une allure robuste et une grande vivacité.
La séquence descriptive est souvent employée à l’intérieur des textes principalement narratifs. L’auteur ou l’autrice a recours aux séquences descriptives afin de mieux situer les actions des personnages et pour donner corps à son récit. Il ou elle permet ainsi au lecteur ou à la lectrice de se représenter mentalement le cadre dans lequel se déroule l’action.
La séquence descriptive marque un arrêt dans la narration pour permettre au narrateur de décrire un lieu, l’apparence d’un des personnages, etc.
Ces descriptions aident à mieux comprendre une situation historique, un milieu social, un paysage, une atmosphère, etc.
Jules Verne, auteur important du 19e siècle, est reconnu pour parsemer ses récits de multiples passages descriptifs :
« Il était alors dix heures du matin. Les rayons du soleil frappaient la surface des flots sous un angle assez oblique, et au contact de leur lumière décomposée par la réfraction comme à travers un prisme, fleurs, rochers, plantules, coquillages, polypes, se nuançaient sur leurs bords des sept couleurs du spectre solaire. C’était une merveille, une fête des yeux, que cet enchevêtrement de tons colorés, une véritable kaléidoscopie de vert, de jaune, d’orange, de violet, d’indigo, de bleu, en un mot, toute la palette d’un coloriste enragé! »
-Extrait tiré de Vingt mille lieues sous les mers, Jules Verne.
La séquence justificative permet de démontrer la validité d’une idée ou d’une opinion en présentant des raisons qui permettent de la justifier. En ce sens, elle consiste en un ensemble de phrases qui permet d’appuyer son appréciation, de répondre à une question ou de présenter une solution à un problème.
On peut utiliser la séquence justificative pour appuyer son appréciation, par exemple dans la partie appréciative d’une critique. On l’utilise aussi pour justifier la réponse à une question, comme lors de l'épreuve obligatoire d’écriture de deuxième secondaire.
La séquence justificative comporte quatre parties :
- L'affirmation : c’est la phrase dans laquelle on énonce le sujet de la justification. Elle permet de répondre à la question Qu’est-ce que je dis?
- Les raisons : on y donne les raisons qui appuient l’affirmation. Elles permettent de répondre à la question Pourquoi est-ce que j’affirme cela?
- L’illustration : on y donne les preuves sur lesquelles s’appuient les raisons. Elles permettent de répondre à la question Comment puis-je affirmer cela?
- La réaffirmation : permet de reformuler l’affirmation sans répéter l’information. La réaffirmation n’est pas toujours présente, surtout dans les séquences plus courtes.
Les quatre parties de la séquence justificative doivent être liées en utilisant des marqueurs de relation qui permettent d’établir des liens logiques entre chaque partie.
Pourquoi devrait-on voyager au Brésil?
Affirmation
Le Brésil est un pays fascinant à visiter.
Raison
En effet, la culture du Brésil est particulièrement riche.
Illustration
Par exemple, la danse, la musique et la gastronomie sont très développées dans ce pays.
Réaffirmation
Bref, le Brésil est un pays très intéressant à visiter parce qu’on peut y faire de nombreuses découvertes culturelles.
Pour justifier, il faut donc démontrer son raisonnement en présentant les raisons sur lesquelles on se base pour affirmer quelque chose. Ces raisons permettent d’appuyer l’affirmation, d’en faire la preuve.
Il existe divers procédés qui peuvent être utilisés pour appuyer les raisons et les preuves dans une justification. Voici les principaux :
| Raison basée sur: | Exemple |
| Une comparaison | [...] parce que le français est la langue officielle de plus de pays que l’espagnol. |
| Une citation | [...] puisque, comme le disait Gilles Vigneault : « La francophonie, c’est un vaste pays, sans frontières. C’est celui de la langue française. C’est le pays de l’intérieur. C’est le pays invisible, spirituel, mental, moral qui est en chacun de vous ». |
| Des exemples | [...] parce que plusieurs auteurs reconnus écrivent en français, comme Dany Laferrière, Daniel Pennac et Éric-Emmanuel Schmitt. |
| Une définition | La francophonie est l’ensemble des personnes, des pays et des institutions qui utilisent la langue française. |
Une séquence narrative est un ensemble de phrases visant à raconter très souvent une histoire fictive dont le but principal est de divertir, bien que plusieurs histoires soient écrites pour susciter la réflexion. Elle peut constituer le texte entier ou seulement une partie de celui-ci.
La séquence narrative est un élément au service de la cohérence textuelle à l’intérieur d’un récit. En effet, tout récit repose sur le développement d’une intrigue qui est l’enchaînement logique des événements menant au dénouement. La séquence narrative se distingue des autres séquences en raison des caractéristiques qui lui sont propres.
La séquence narrative est la séquence dominante dans des textes narratifs comme la nouvelle littéraire, le roman ou le théâtre.
Jimmy l’écureuil regardait le petit chien de l’autre côté de la fenêtre. Il se demandait s’ils pourraient devenir amis. Il avança sur le balcon, puis le canidé se mit à japper. Ils n’étaient pas faits pour devenir amis!
La séquence dialogale est un ensemble de phrases qui correspond aux échanges verbaux entre des personnages dans un texte littéraire ou entre des énonciateurs ou énonciatrices dans un texte courant. Elle peut constituer un texte en entier ou être insérée dans d’autres genres de textes en tant que séquence secondaire.
Plusieurs genres de textes écrits ou oraux utilisent la séquence dialogale : le théâtre, les textes narratifs, le débat, le scénario de film, la bande dessinée, l’entrevue, etc.
Dans un texte littéraire, la séquence dialogale permet d’expliciter la relation entre deux personnages, leur humeur, leur caractère, leur point de vue, leur façon de parler, etc.
Elle peut aussi servir à créer du rythme dans un récit ou à créer des effets de réalisme, de suspense, d’humour, etc.
Lorsque la séquence implique plus d’un énonciateur ou énonciatrice, on parle d’un dialogue.
S’il n’y a qu’un seul énonciateur qui parle ou s’il s’adresse à un interlocuteur abstrait ou absent (le destin, un personnage décédé, une divinité, etc.), il s’agit plutôt d’un monologue.
La séquence dialogale comporte quelques particularités :
| Présence des noms des personnes ou des personnages | — Avez-vous entendu? demanda Éric. — Entendu quoi? répliqua Jean-Marc. |
| Utilisation de discours rapportés directs | — As-tu étudié pour l’examen? demanda le jeune garçon. — Pas tant. Mais bon. |
| Ponctuation spécifique au discours rapporté (deux-points, guillemets, tirets) | Juliette a demandé : « Pourquoi ne m'as-tu pas invitée? — Parce que tu étais trop occupée. » |
| Présence de phrases incises (incluant des verbes de parole) | — Comme c’est beau! s’exclama la mère. — Vraiment, renchérit le père, tu as fait un beau dessin. |
| Présence de marques énonciatives (je, tu, moi, ton, etc.) | — As-tu vu la nouvelle émission pour adolescents? J’aimerais la voir! |
| Utilisation de la langue orale (ou présence de marques d’oralité si le texte est écrit) | — Yo. Ça va? — Bof, j’ai perdu mon cell. |
| Variation dans les temps de verbes : les temps verbaux utilisés par les personnages peuvent différer de ceux du reste du récit | L’homme lui répondit très clairement. « Je ne viens pas avec toi. » |
| Présence de plusieurs phrases exclamatives, impératives et interrogatives | « Quelle bonne idée! — Tu trouves? » |
