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<html><body><p>À la fin du <span class="text-highlight--primary">19</span><sup class="text-highlight--primary">e</sup><span class="text-highlight--primary"> siècle</span>, les relations entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux sont difficiles alors que ces derniers font plusieurs revendications à Ottawa dans le but de gagner en autonomie.</p>
<p>Les enjeux identitaires représentent un point de discorde important entre le gouvernement fédéral et le Québec d’<span class="text-highlight--tertiary">Honoré Mercier.</span> En effet, <span class="text-highlight--secondary">les Québécois affichent une profonde solidarité envers les communautés francophones vivant à l’extérieur de la province</span>. Celles-ci vivent de récentes difficultés notamment à cause de la pendaison de Louis Riel et des <a href="/fr/eleves/bv/histoire/la-politique-interieure-canadienne-h1609#les-minorites-franco-catholiques">pertes de droits linguistiques au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et en Ontario</a>. Voyant cela, le gouvernement du Québec dénonce une nouvelle attaque du gouvernement fédéral envers les Canadiens français. Dans la foulée de ces évènements, <span class="text-highlight--secondary">le Québec adopte une attitude protectrice envers l’ensemble des Canadiens français, peu importe où ces derniers vivent au Canada.</span></p>
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Partageant l'avis de la majorité des Québécois, Honoré Mercier considère le Québec comme étant le défenseur des minorités canadiennes-françaises.
Le premier ministre québécois Honoré Mercier orchestre également un mouvement nationaliste à travers lequel il défend fortement l’autonomie provinciale, cette idée selon laquelle le gouvernement fédéral devrait accorder davantage de pouvoirs politiques et fiscaux aux provinces.
L’autonomie provinciale, ardemment défendue par Honoré Mercier, gagne l'esprit des autres provinces. Ces dernières, cherchant à gagner plus de pouvoir au détriment du gouvernement fédéral, se réunissent à la conférence interprovinciale afin d’améliorer leur communication et leur cohésion au sein de la fédération. Les provinces souhaitent également recevoir davantage d'argent de la part du gouvernement fédéral.

En 1887, les premiers ministres provinciaux se rencontrent à Québec afin de discuter de l'enjeu de l'autonomie provinciale.
Organisée en 1887 par Honoré Mercier, la conférence interprovinciale traite principalement du fait que le gouvernement fédéral a pris l'habitude de se mêler des compétences provinciales. Même s’ils ne sont pas en bons termes, Honoré Mercier invite le premier ministre canadien John A. Macdonald qui, tout comme les premiers ministres de la Colombie-Britannique et de l'Île-du-Prince-Édouard, décline l’invitation.