L'écriture est un atout important à la civilisation mésopotamienne. Ces habitants l'ont utilisée dans différents domaines de la vie quotidienne : les mathématiques, l'économie, la politique et la culture.
En effet, l'écriture contribue au développement des mathématiques. Avant elle, les Mésopotamiens utilisaient de petites billes d'argile pour comptabiliser des quantités. Avec l'écriture, il est maintenant possible d'écrire ces calculs, ce qui va grandement contribuer au développement des mathématiques en Mésopotamie.
L'écriture permet aussi de combler les besoins politiques des habitants d'une civilisation. Grâce à elle, on peut rédiger des ententes officielles, faire connaître les lois à tous et comptabiliser les impôts.
Au plan économique, l'écriture est utilisée pour formuler des contrats de vente et tenir les comptes des transactions commerciales.
Finalement, l'écriture contribue à répondre aux besoins culturels de la société. Elle permet de garder des traces des histoires, des récits et des légendes entourant un peuple. Elle sert aussi à transmettre le savoir et à conserver des textes religieux.
Le tableau ci-dessous illustre les domaines d'utilisation de l'écriture, les besoins qui sont comblés par l'écriture et des exemples de documents d'époque.
Domaines | Besoins | Exemples de documents |
Mathématique |
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Politique |
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Économique |
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Culturel |
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Les mésopotamiens pratiquent une religion polythéiste, c'est-à-dire qu'elle comprend plusieurs dieux. De la même manière que la société mésopotamienne, la religion est très hiérarchisée : chaque divinité a son rôle et ses responsabilités. De plus, les dieux ne sont pas tous aussi puissants les uns que les autres.
En Mésopotamie, les dieux et déesses ressemblent beaucoup aux êtres humains : ils ont une apparence et des caractéristiques humaines (qualités, défauts, forces, faiblesses, émotions). La grande différence entre les dieux et les humains est l'immortalité des divinités.


Chaque cité possède ses temples, parmi lesquels on retrouve les ziggourats.
Une ziggourat est un bâtiment faisant habituellement partie d'un complexe religieux. La ziggourat est une pyramide à étages dont le dernier abritait potentiellement un temple.
C'est l'écriture qui a permis aux Mésopotamiens d'établir les plans de grands édifices comme les ziggourats, les temples ou les palais royaux. Une des ziggourats les plus connues est la ziggourat d'Ur.
Comme l’écriture prenait beaucoup de place dans la civilisation mésopotamienne, plusieurs documents ont été créés sur lesquels on peut retrouver différentes formes d'écriture. Entre autres, les Mésopotamiens ont écrit des épopées, des textes mathématiques, des traités de médecine, etc. En voici quelques exemples :
La stèle de Mesha
Vers 850 av. J.-C., le roi Mesha fait graver la liste des villes qu'il a réussi à conquérir et de ses grandes constructions.
La tablette de Plimpton 322
C'est vers 1 800 av. J.-C. que cette tablette a été écrite. Les colonnes de nombres inscrites sur celle-ci démontrent les grandes connaissances en mathématiques des Mésopotamiens de l'époque.

Le cadastre de Dunghi
Un cadastre est un plan qui expose les frontières d'un territoire ou d'une propriété. Grâce au cadastre, un propriétaire terrien connaît les limites de son acquis et les autorités peuvent déterminer le montant des impôts à payer en lien avec celles-ci. Le premier cadastre retrouvé, au 4e millénaire av. J.-C., est celui de la cité-État de Dunghi. Le terme cadastre est toujours utilisé aujourd'hui dans le domaine immobilier.

Le Code d'Hammourabi
Écrit en 1 800 av. J.-C. sur une stèle de plus de deux mètres, ce document présente les lois à respecter et les conséquences à appliquer dans le cas du non-respect de ces lois dans la ville de Babylone sous le règne du roi Hammourabi. Plus d'informations concernant le Code d'Hammourabi se trouvent dans notre fiche intitulée : l'organisation sociale en Mésopotamie.
L'épopée de Gilgamesh
Ce document contient la plus ancienne légende écrite jamais retrouvée par les archéologues. Le texte raconte les aventures du roi Gilgamesh qui a régné sur la cité d'Uruk vers 2 600 av. J.-C. Selon cette légende, le roi Gilgamesh part à la recherche de l'immortalité. Il finit par trouver une plante qui donne l'immortalité, mais se la fait voler par un serpent. Finalement, il se résigne au fait que les hommes ne sont pas faits pour être immortels et qu'une telle quête est inutile. Ce document donne beaucoup d'informations concernant les croyances religieuses des Mésopotamiens.
