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Niveaux
Secondaire 4
Matière
Histoire
Tags
catholique
Église
pensée
nationalisme
courant de pensée
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Au cours des années 1840, l’Église obtient officiellement, de la part du gouvernement britannique, la responsabilité de l’éducation, des hôpitaux, des asiles et des organismes de charité. Cette situation lui donne énormément de pouvoir, puisqu’elle est présente au sein de plusieurs sphères de la vie de la population.

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Titre (niveau 3)
Les institutions sociales catholiques et protestantes
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Deux systèmes sont mis en place et se développent parallèlement durant cette période. Les différentes institutions sociales sont donc séparées en deux groupes. Les protestants anglophones ont leurs propres écoles et hôpitaux, tandis que les catholiques francophones dirigent leur propre système scolaire et de santé.

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Photographie de Monseigneur Ignace Bourget.
Titre
Monseigneur Ignace Bourget
Description
Source : Monseigneur Ignace Bourget, Montréal, QC, copie réalisée en 1862 [Photographie], Notman, W., 1862, Musée McCord Stewart, (URL).[1]
Corps

Monseigneur Ignace Bourget, l’évêque de Montréal, utilise différents moyens pour faire augmenter le nombre de religieux et de religieuses au Canada-Uni. À Montréal, quatre communautés religieuses vont être créées et plusieurs autres provenant de France vont venir s’installer dans la colonie. Sous le mandat de Monseigneur Ignace Bourget, on construit plusieurs écoles, hôpitaux et orphelinats, en plus d’augmenter considérablement le nombre de religieux et de religieuses dans la Province du Canada.

Grâce à la collaboration de l’Église catholique avec les autorités britanniques, le clergé gagne en importance. Ils ont donc plus d’effectifs (prêtres, communautés religieuses, etc.), de responsabilités et de pouvoir. Leur influence sur la population canadienne-française est très présente à partir de 1840.

En réaction à l’influence grandissante de l’Église catholique, deux courants de pensée en opposition émergent durant ces années : l’ultramontanisme et l’anticléricalisme.

Titre (niveau 2)
L'ultramontanisme
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L'ultramontanisme est un courant de pensée qui met l'Église au sommet de la pyramide des décisions. On croit que l'Église est la plus importante et même que l'État doit se soumettre à ses décisions.

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Dès 1840, au Canada-Uni, l’Église catholique se développe grandement. Elle tente d’augmenter son influence au sein de la population.

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Les ultramontains croient que seule l’Église catholique sait ce qui est bien et ce qui est mal, que ce soit du point de vue culturel, moral, religieux ou politique. Ce faisant, la Loi de l’instruction publique de 1841 est bien reçue par les ultramontains, ce qui permet à l’Église de partager ses valeurs et d’influencer les jeunes Canadiens francophones grâce à l’éducation. Ainsi, les écoles catholiques et les écoles protestantes commencent à coexister au Bas-Canada, et ce, du primaire à l’université.

Les ultramontains ont des valeurs très conservatrices. Par exemple, ils s’opposent au droit de vote des femmes et ils valorisent la vie à la campagne et l’agriculture.

Les valeurs de l’Église s’opposent aux idées libérales. Si des écrivains et des penseurs publient des textes qui remettent l’Église en question, cette dernière interdit à ses fidèles de les lire. Les philosophes des Lumières, comme Rousseau, sont bannis, puisqu’ils propagent des idées telles que la liberté de pensée et de religion ainsi que la raison.
 

Titre (niveau 2)
L'anticléricalisme
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L'anticléricalisme est un courant de pensée qui souhaite que l'Église s'occupe uniquement de la religion et non de la politique ou de l'éducation.

Corps

Les libéraux, qui s’opposent aux ultramontains, dénoncent la grande influence de l’Église dans les sphères de la vie des Canadiens, surtout en ce qui concerne l’éducation. Ils souhaitent que l’État et la religion soient séparés. Cela se nomme la laïcisation et permet aux institutions d’être neutres.

Corps

L’Institut canadien de Montréal

L’Institut canadien de Montréal est fondé en 1844. Cet institut rassemble des gens, protestants ou catholiques, qui souhaitent assister à des conférences sur la science, la politique ou la philosophie. On y a également la possibilité de consulter des livres ou des journaux à propos de plusieurs sujets tels que le droit, la science ou la littérature. Quelques-uns de ces livres font même partie de l’Index, une liste de livres dont l’Église catholique interdit la lecture. Plusieurs autres instituts se forment à Québec et à Trois-Rivières.

Image
Photographie du bâtiment où était situé l’Institut canadien, à Montréal.
Titre
L'institut de Montréal
Description
Source : Institut canadien [Photographie], (s.a.), entre 1870 et 1920, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, (URL).[2]
Corps

L’Institut canadien de Montréal est en désaccord avec l’influence grandissante de l’Église sur la société. Il défend des idées de liberté qui sont contre les valeurs de l’Église et c’est pour cette raison que l’Institut fonde le journal L’Avenir pour y partager ses idées. Cette situation ne plait pas au clergé ni à Monseigneur Bourget, l’évêque de Montréal. Ce dernier ordonne même aux catholiques de ne plus fréquenter l’Institut. Il menace également d’excommunier les catholiques qui font partie de l’Institut.

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Une personne excommuniée est une personne qui est rejetée de la communauté catholique. C'est la plus grave des sanctions qu'un catholique peut recevoir.

Corps

En réaction aux menaces de Monseigneur Bourget et à l’excommunication de plusieurs membres, l’Institut canadien ferme ses portes à la fin des années 1870. L’Église aura ainsi réussi à faire disparaître sa seule véritable opposition, ce qui lui permet de maintenir son influence dans plusieurs domaines tels que l’éducation, la santé et la politique.

Titre (niveau 2)
Le nationalisme de survivance
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Au début des années 1840, les Canadiens français, voyant leur identité menacée par les différentes dispositions de l'Acte d'Union, vont développer un nouveau courant de pensée appelé le nationalisme de survivance.

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Le nationalisme est un courant de pensée dont l’objectif est de faire la promotion et la défense d’une nation.

Dans le cas présent, le nationalisme canadien-français est à risque de s’éteindre. C’est la raison pour laquelle on l’appelle le nationalisme de survivance. La religion catholique, la langue et la culture française sont les éléments qui sont en péril.

Corps

Dans ce contexte, l’Église catholique assume le rôle de représentant de la nation canadienne-française et devient le centre de l’identité des Canadiens français. L’Église va inciter les gens à mettre de l’avant le mode de vie traditionnel, soit le travail agricole. Elle encourage les gens à fonder des familles nombreuses où le père est le chef de famille.

Références en texte
  1. Notman, W. (1862). Monseigneur Ignace Bourget, Montréal, QC, copie réalisée en 1862 [Photographie]. Musée McCord Stewart. (URL).
  2. (s.a.). (entre 1870 et 1920). Institut canadien [Photographie]. Bibliothèque et Archives nationales du Québec. (URL).
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