La Proclamation royale de 1763 met fin au régime militaire, c'est-à-dire que l'armée ne sera plus responsable de l'administration politique du territoire. Un gouvernement civil est alors mis en place. Le roi de Grande-Bretagne, George III, désire que sa nouvelle colonie, la Province de Québec, soit gérée pratiquement de la même façon que ses autres colonies britanniques.
L'assimilation est lorsqu'un peuple s'approprie la langue, les coutumes, la religion et les valeurs d'une autre culture au détriment de sa propre culture.
Afin que la Province de Québec devienne une colonie britannique, il importe que sa population, majoritairement canadienne, adopte la langue, la religion et la culture des Britanniques. Pour ce faire, le gouverneur James Murray est responsable d'appliquer les instructions du roi, instructions dont l'objectif principal est l'assimilation des Canadiens.

Malgré les instructions du roi, James Murray opte plutôt pour une attitude conciliante, c'est-à-dire ouverte aux compromis. En effet, les Canadiens étant fortement majoritaires dans la colonie, Murray veut éviter toute révolte de leur part. Aussi, ce dernier est d'avis que leur assimilation se fera plus rapidement s'ils développent un sentiment d'appartenance à la nouvelle métropole. Ainsi, Murray accorde plusieurs concessions aux Canadiens.
Instructions de George III visant l'assimilation des Canadiens | Concessions accordées aux Canadiens par James Murray |
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Les cantons sont des terres généralement de forme carrée. À la différence du régime seigneurial, ceux qui les occupent en sont propriétaires. Le principe de redevances envers le seigneur n'existe plus.
Le serment du test, tout comme le serment d'allégeance, consiste à jurer fidélité au roi de Grande-Bretagne. Cependant, comparativement au serment d'allégeance, il consiste aussi à renoncer à la religion catholique et à rejeter l'autorité du pape, ce qui est inconcevable pour la plupart des Canadiens. De ce fait, ce serment, qui est obligatoire afin d'accéder à des postes administratifs, tels que membre du Conseil ou juge, limite l'accès à ces emplois pour les Canadiens.