Les gouvernements établissent des critères pour sélectionner les migrant(e)s qui désirent s’installer dans leur pays afin de faire des études ou de trouver du travail. Plusieurs États mettent sur pied, en collaboration avec des organisations, des programmes pour favoriser leur intégration.
Un État est un ensemble territorial et politique administré par un gouvernement et délimité par des frontières à l'intérieur desquelles vit une population.
Les immigrants et les immigrantes qui font une demande de permis de travail sont sélectionné(e)s sur la base de différents critères qui varient d’un pays à l’autre. Au Canada, les personnes immigrantes doivent répondre à des conditions essentielles. Elles doivent :
- posséder au moins une année d’expérience dans l’exercice des fonctions propres aux 347 professions admissibles,
- démontrer des compétences linguistiques de niveau intermédiaire en anglais ou en français (une des deux langues officielles),
- avoir des fonds suffisants pour s’établir et vivre au pays,
- recevoir et réussir un examen médical,
- avoir obtenu un score suffisant lors de l’évaluation des qualifications de la personne (grille de points du travailleur qualifié).
La grille de points du travailleur qualifié du gouvernement canadien est composé de six critères de sélection. Chaque critère correspond à un pointage différent. Pour un même critère, plusieurs points peuvent être accordés selon les qualifications de la personne qui fait la demande d’immigration. La note de passage est de 67 points sur 100. Voici les six critères :
- Niveau d’éducation,
- Capacité linguistique,
- Expérience professionnelle,
- Âge,
- Emploi réservé,
- Capacité d’adaptation.
Un immigrant ou une immigrante est une personne qui s’installe dans un pays étranger (pays d’accueil) de manière temporaire ou définitive après avoir quitté son pays d’origine.
Plus le niveau d’éducation de l’immigrant(e) est élevé, plus le nombre de points accordés est élevé. Par exemple, on accordera 5 points pour un diplôme d’études secondaires et 25 points pour un diplôme de doctorat. Toutefois, on évalue d’abord les diplômes et certificats étrangers afin d’établir leur équivalence au Canada. Les points sont alloués à l'immigrant(e) sur la base de cette équivalence. Ainsi, il est possible qu’une personne ait un doctorat dans son pays, mais que son équivalent canadien ne corresponde pas aux 25 points habituels.
Bien maitriser l’anglais ou le français, les deux langues officielles du Canada, est essentiel pour être admis en tant que candidat à l’immigration. Le gouvernement vérifie, à l’aide de tests, le niveau de compétences linguistiques des demandeurs. 4 compétences sont évaluées : oral, écoute, écriture et lecture. Pour chacune des compétences, les demandeurs doivent se situer au moins au niveau intermédiaire avancé et ce, dans au moins une des deux langues officielles. S’ils obtiennent 15 points et moins (soit l’équivalent du niveau débutant), leur demande est rejetée.
Il est toujours utile d’avoir une expérience de travail. Pour soumettre une demande, l’immigrant ou l’immigrante doit posséder au moins un an d’expérience dans l’un des trois grands domaines professionnels suivants : professions de gestion, emplois professionnels ou emplois techniques et métiers spécialisés. Lorsqu’une personne a plus de 6 ans d’expérience dans l’un ou l’autre de ces domaines, elle obtient le maximum de points, soit 15.
La plupart des pays recherchent des immigrant(e)s en âge de travailler. Le Canada ne fait pas exception. Lorsque les demandeurs sont âgés de 18 à 35 ans, ils obtiennent jusqu’à 12 points, soit le maximum. De 36 à 47 ans, on soustrait de ce nombre (12) un point par année de vie. De ce fait, une immigrante de 36 ans obtient 11 points et un immigrant de 47 ans n’en obtient aucun, tout comme les mineurs.
10 points sont accordés aux personnes qui peuvent prouver qu’elles ont obtenu un emploi ayant été validé par Ressources Humaines et Développement des Compétences Canada (RHDCC). Lorsque l’employeur potentiel du candidat ou de la candidate à l’immigration démontre que l’emploi du travailleur étranger aura un effet économique neutre ou positif sur le marché du travail local, le futur travailleur obtient les 10 points. Si le candidat ou la candidate n’a été embauché(e) nulle part, aucun point ne lui est attribué.
Le gouvernement canadien a déterminé des compétences susceptibles de favoriser l’adaptation des immigrant(e)s dans leur société d’accueil. Lorsqu’une personne possède au moins un an d’expérience dans un emploi professionnel, technique, de gestion ou spécialisé, elle obtient automatiquement 10 points. Dans le cas où une personne a un emploi assuré, 5 points lui sont alloués. D’autres circonstances permettent d'attribuer 5 points au demandeur. Par exemple, si un proche parent adulte vit au Canada, si le demandeur ou son époux(-se) a étudié au Canada, si l’époux(-se) du demandeur a déjà travaillé au Canada ou si l’époux(-se) du demandeur maitrise une des langues officielles du Canada.
En bref, le gouvernement canadien a déterminé six critères principaux afin de mieux sélectionner la main-d’oeuvre immigrante. Certains critères sont plus déterminants que d’autres, comme la maitrise d’une des deux langues officielles, quand vient le temps d’autoriser une demande. Même si un(e) immigrant(e) obtient la note de passage, il est possible que la personne ne soit pas choisie. En effet, l’État peut choisir parmi les demandeurs ayant la plus haute note afin de satisfaire ses besoins et de favoriser l’intégration des nouveaux arrivants.

La plupart des personnes migrantes font leur demande d’immigration par elles-mêmes auprès des États, mais il arrive que de potentiels travailleurs qualifiés soient recrutés. Certaines entreprises font appel aux services d’agences et d’organisations. Celles-ci réalisent des missions de recrutement à l’étranger afin de permettre à des employeurs d’embaucher des candidats hautement qualifiés sur un territoire étranger.
En général, ces agences et organisations offrent un service « clé en main », c’est-à-dire qu’elles prennent en charge tout le processus de recrutement, de la demande d’immigration jusqu’à l’intégration de la nouvelle main-d’oeuvre, en passant par l’obtention de leur visa et de leur permis de travail. Ainsi, les entreprises comblent plus facilement leurs postes avec des travailleur(-euse)s qualifié(e)s. Le gouvernement peut aussi décider d’accélérer le processus d'immigration pour mieux répondre à la situation et aux besoins des entreprises.
Lorsque des immigrant(e)s arrivent dans un nouveau pays, leur intégration est primordiale. Une intégration économique, sociale et culturelle réussie signifie une plus grande participation à la vie en société, que ce soit au travail, aux activités communautaires ou à l’éducation de leurs enfants. C’est dans cette optique que plusieurs mesures sont mises en œuvre pour intégrer les immigrant(e)s.
De façon générale, l’anglais est plus parlé que le français. Il arrive donc que des immigrant(e)s maitrisant l’anglais s’établissent au Québec, où le français est beaucoup plus utilisé. C’est pourquoi des cours de langues sont offerts aux personnes qui souhaitent perfectionner la ou les langues de leur pays d’accueil.
Afin que les nouveaux arrivants puissent être efficaces dans leur nouvel emploi, certaines organisations prennent en charge leur accueil au pays. Cela comprend un service d’intégration à l’emploi où les immigrant(e)s sont dirigé(e)s vers les services d’employabilité, de francisation, d’équivalence, de reconnaissance des diplômes, etc.
Il est difficile pour les immigrant(e)s de se loger dans un nouveau pays où ils ne connaissent que très peu de gens qui peuvent leur venir en aide. Quelques organisations fournissent ainsi un service de recherche de logement pour faciliter leur intégration.
Cette organisation cible les personnes immigrantes qui s’établissent dans la ville de Québec. Elle a pour mission de favoriser leur intégration socioprofessionnelle, c’est-à-dire leur intégration à la vie courante et au travail.
Québec International offre des conseils sur leur site Internet. L’organisation fournit des précisions sur la culture professionnelle québécoise (quoi faire ou ne pas faire au travail) et sur le fonctionnement des impôts au Québec. L’organisation offre aussi différentes ressources visant à faciliter la recherche d’emploi et à accélérer le processus de reconnaissance d’équivalence de compétences et de diplômes.