Le vent est le déplacement des masses d’air causé, entre autres, par le réchauffement inégal de la Terre.
L’air froid, plus dense, a tendance à descendre, alors que l’air chaud, moins dense, a tendance à s'élever. La combinaison de ces deux mouvements contribue à un mouvement de rotation des masses d’air appelé cellule de convection.
Une masse d’air froid qui descend forme une zone de haute pression au sol. À l’inverse, une masse d’air chaud qui monte forme une zone de basse pression au sol.
Les masses d’air se déplacent toujours d’une zone de haute pression vers une zone de basse pression.
Les brises de mer et les brises de terre démontrent bien le fonctionnement d’une cellule de convection.
Le jour, les rayons du soleil plombent sur le sable et réchauffent le sol. L’air qui touche le sol brulant devient alors lui aussi plus chaud. L’air chaud est moins dense que l’air froid, alors il s’élève.
Au même moment, l’air qui touche la mer est refroidi par l’eau fraiche. L’air froid est plus dense que l’air chaud, alors il descend.
Les mouvements de ces masses d’air froid et d’air chaud créent une brise de mer.
La nuit, les rayons du soleil ne réchauffent plus le sable, le rendant ainsi plus froid. L’air qui touche ce sable est alors lui aussi refroidi. L’air froid est plus dense que l’air chaud, alors il descend.
Au-dessus de la mer, l’air se réchauffe progressivement. L’air chaud, moins dense que l’air froid, s’élève.
Les mouvements de ces masses d’air froid et d’air chaud créent une brise de terre.
La girouette est un instrument qui indique la direction d’où vient le vent.
C’est un pointeur (une flèche, un coq etc.) qui est monté sur un axe rotatif. Le pointeur peut tourner librement autour de son axe et s’aligne donc parallèlement au vent. C’est la partie la plus mince du pointeur (la pointe de la flèche, le bec du coq etc.) qui nous indique la provenance du vent. Il peut y avoir une croix immobile indiquant les points cardinaux fixée sous le pointeur d’une girouette traditionnelle.
L’anémomètre est un instrument qui indique la vitesse du vent.
L’anémomètre a été inventé par l’architecte italien Leon Battista Alberti en 1450. Il est composé de coupelles en forme de demi-sphères vides orientées dans le même sens qui tournent librement autour d’un axe. Dans les anémomètres modernes, un système électronique permet alors de calculer le nombre de tours effectués par les coupelles dans un certain temps. La vitesse du vent apparaît alors sur un petit écran.
L'échelle de Beaufort est une échelle servant à estimer la force et la vitesse du vent.
L’échelle de Beaufort comporte 12 niveaux de force. Chacune de ces forces est associée à une vitesse approximative du vent ainsi à des effets observables.
| Force | Vitesse approximative du vent (km/h) | Effets observables |
| 0 | 0 à 2 | La fumée provenant d’une cheminée ou d’un feu s’élève en ligne droite verticalement. |
| 1 | 2 à 5 | La fumée provenant d’une cheminée ou d’un feu s’élève selon la même direction que le vent. Toutefois, la girouette ne bouge pas. |
| 2 | 6 à 11 | On perçoit le vent sur son visage. La girouette tourne pour indiquer d’où vient le vent. Les feuilles des arbres bougent légèrement. |
| 3 | 12 à 19 | Les feuilles et les petites branches des arbres s’agitent constamment. Les drapeaux se déploient. |
| 4 | 20 à 29 | La poussière, les feuilles et les petits objets sont soulevés. |
| 5 | 30 à 39 | Les arbustes bougent légèrement. Des vagues se forment sur les plans d’eaux intérieures. |
| 6 | 40 à 50 | Les grosses branches d’arbres s’agitent. Les parapluies se tournent à l’envers. Les fils téléphoniques se balancent. |
| 7 | 51 à 61 | Les arbres se balancent. Marcher contre le vent est difficile. |
| 8 | 62 à 74 | Marcher contre le vent est une épreuve. |
| 9 | 75 à 87 | Les bardeaux, les antennes des maisons et autres structures sont arrachés. |
| 10 | 88 à 101 | Les arbres sont déracinés. Les maisons subissent de graves dommages. |
| 11 | 102 à 116 | Une violente tempête s’abat et les ravages sont étendus. |
| 12 | Plus de 116 | Un ouragan se manifeste et il y a dévastation. |
Lorsque les vents soufflent à plus de 116 km/h, on parle alors d’ouragans. Il existe une échelle pour différencier les catégories d’ouragans : l’échelle de Saffir-Simpson. Cette dernière compte cinq catégories, la dernière représentant les ouragans de force 5 (vents de plus de 250 km/h).