Les Khmers rouges, des nationalistes et communistes, ont pris le pouvoir du Cambodge le 17 avril 1975. En prenant le contrôle de Phnom Penh, ils ont immédiatement évacué la ville.
Dirigé par Pol Pot, le parti souhaitait mettre en place un régime communiste indépendant, qui ne dépendrait pas des autres partis communistes des pays voisins tels que la Chine, le Vietnam et l’URSS. Pour imposer leur pouvoir, les Khmers rouges ont employé la terreur.
L’État souhaité par les Khmers rouges dépendait d’une société uniformisée. Pol Pot et son parti ont alors entrepris une purification ethnique et sociale en supprimant tous les groupes ethniques et religieux ainsi que tous les individus jugés irrécupérables. Rapidement, toutes les villes furent évacuées. Ces dernières étaient vues comme le symbole de la perdition de l’ancien régime et de l’alliance avec l’impérialisme américain. Tous les représentants de cet impérialisme furent aussi assassinés : cadres, fonctionnaires, soldats.
Selon les Khmers rouges, la pureté cambodgienne n’était possible que dans la paysannerie. L’élite, les fonctionnaires, les instituteurs, les intellectuels et tous ceux qui savaient lire et écrire étaient systématiquement massacrés. Tous ceux qui tentaient de fuir le Cambodge étaient aussi assassinés. Les victimes étaient souvent torturées. En 1976, Pol Pot devenait officiellement premier ministre, ce qui lui octroyait encore plus de droits.
L'impérialisme est une politique d'expansion et de domination d'un pays sur un autre. Le pays qui pratique cette politique tente de créer un empire, dans lequel il impose ses décisions sur le plan culturel, économique, militaire, etc.
Les massacres se sont poursuivis jusqu’au 7 janvier 1979, date à laquelle les soldats vietnamiens ont pris le contrôle. Pol Pot est décédé en 1998, sans avoir été jugé. La société cambodgienne s’est retrouvée sans intellectuels. Les bourreaux et les victimes ont aussi dû apprendre à se côtoyer.