Un génocide est l'extermination systématique d’un groupe ethnique, religieux ou social. Dans les génocides, les actes de destruction sont organisés et approuvés par l’État.
L'Holocauste, durant la Deuxième Guerre mondiale, est le génocide de citoyens juifs par le régime nazi.
La définition du génocide rejoint quelque peu celle du crime contre l’humanité. Toutefois, le terme juridique de génocide est réservé dans les cas où les actes qui ont été commis visaient la destruction, en tout ou en partie, d’un groupe (national, religieux, ethnique, religieux, politique).
Un crime contre l'humanité est une violation délibérée et grave des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux.
La définition est issue de la toute première réunion de l’Assemblée de l’ONU, en 1948. Dès lors, la définition a été sujette à des critiques.
Par exemple, l’URSS a manœuvré pour que le terme «politique» soit rayé du texte. De cette manière, l’URSS pouvait éviter que certains massacres soviétiques soient catégorisés comme génocides. La définition juridique approuvée par l’ONU n’est pas nécessairement la même pour tous les pays. C’est pourquoi certains pays reconnaissent certains massacres comme un génocide et d’autres pas.
En cas de génocide, l’ONU se doit d’intervenir rapidement pour y mettre fin. Toutefois, comme la définition du crime pose problème, l’ONU a parfois tardé à intervenir. Comme le génocide fait partie des crimes contre l’humanité, l’ONU est alors responsable de la mise en place d’un tribunal pénal international, semblable à celui du procès de Nuremberg.
Avant le début du 20e siècle, plusieurs massacres de populations étaient justifiés par les idéologies colonisatrices des politiques impérialistes. Ces conquêtes coloniales ont causé la destruction de certaines ethnies en Afrique, en Australie et en Amérique. Ces massacres ne sont pas vraiment considérés comme des génocides au sens juridique du terme, mais ont tout de même été perpétrés dans l’indifférence. Le début du 20e siècle a aussi été marqué par la Première Guerre mondiale, guerre pendant laquelle la violence et les morts massives étaient courantes.
Depuis que l’ONU a défini le génocide, trois massacres sont officiellement reconnus comme tels : le génocide arménien, le génocide des juifs effectué par les nazis et le génocide rwandais. Deux autres évènements, reconnus comme des génocides par plusieurs nations seront aussi décrits : les génocides du Cambodge et de l’Ukraine.