La peur de se tromper est souvent liée à l’anxiété de performance. Généralement, elle fait son apparition en 1re année du primaire et se manifeste par l’apparition de trous de mémoire, le refus de répondre aux questions, etc. Bien sûr, cette peur de l’échec peut avoir une influence négative sur la réussite scolaire. Heureusement, la situation peut s’améliorer!
Pour certains enfants, l’échec peut être terrifiant. Comme si le fait d’avoir une mauvaise réponse et de se tromper allait automatiquement les mener vers une sanction. Pourtant, il est humain de commettre des erreurs et pour cause, tout le monde en fait. Alors, pour dédramatiser les petits revers de la vie et aider votre enfant à mieux accepter leur éventualité, vous pouvez lui :
- communiquer votre expérience personnelle;
- expliquer que même les adultes (et les enseignants) peuvent se tromper;
- mentionner que les erreurs font partie de l’apprentissage;
- rappeler que l’école est faite pour apprendre;
- etc.
Il peut également être pertinent de demander à votre enfant de mettre en mots ce qu’il ressent lorsque la peur de se tromper l'envahit. Ainsi, vous serez en mesure de mieux comprendre ce qu’il vit et vous pourrez donc l’aider plus efficacement.
Éprouver un peu de nervosité avant un examen est tout à fait normal. Cependant, si le corps de votre enfant réagit comme s’il était pourchassé par un dinosaure toutes les fois que l’enseignant lui pose une question, c’est qu’il a peut-être besoin d’un petit coup de pouce pour gérer son anxiété. Pour ce faire, vous pouvez :
- discuter avec lui de ce qui lui fait peur;
- lui apprendre des exercices de relaxation et de respiration;
- l’aider à miser sur des pensées positives;
- lui apprendre à se rassurer seul;
- trouver des astuces pour réduire son stress;
- etc.
Les maux de ventre, les nausées, l’insomnie, les cauchemars et l’irritabilité ne sont que quelques-uns des symptômes liés à l’anxiété. Pour en apprendre davantage sur le sujet, vous pouvez lire l’article intitulé Qu’est-ce que l’anxiété de performance.
L’enfant qui doute, ou qui n’a pas confiance en ses capacités, sera plus à risque d’être affecté par la peur de l’échec. Heureusement, si tel est le cas de votre enfant, il n’est pas trop tard. Vous pouvez corriger la situation en adoptant une attitude encourageante qui favorise la confiance et l’estime de soi. Pour y arriver, voici quelques gestes à poser :
- éviter les comparaisons,
- souligner ses bons coups,
- montrer un intérêt pour ses émotions et ses travaux,
- valoriser ses idées,
- mettre l’accent sur ses forces,
- etc.
La confiance en soi, la motivation et le succès scolaire vont de pair! Pour découvrir des trucs supplémentaires afin de favoriser la réussite de votre enfant, nous vous invitons à lire l’article intitulé Motivation scolaire et confiance en soi.
Les enfants sont souvent le miroir des adultes. Ils ont tendance à refléter nos bons comme nos mauvais comportements. Si vous êtes très critique et exigeant envers vous-mêmes (ou envers les autres), il est possible que votre enfant ait cette même tendance. Pour éviter cette situation, vous pouvez :
- rire de vos propres erreurs;
- parler de vos efforts au lieu de vos échecs;
- rester positif, même après un revers;
- etc.
Avoir une mauvaise réponse, ou une note décevante, cela peut aussi être perçu comme une chance inouïe de mieux faire la prochaine fois. Pour aider votre enfant à utiliser positivement un échec, après chacun d’eux, vous pouvez l’inviter à se poser des questions du genre :
- Est-ce que j’avais bien compris la question?
- Est-ce que j’étais attentif?
- Est-ce que j’avais assez étudié?
- Sur une échelle de 1 à 5, comment qualifierais-je mon effort?
- Qu’est-ce que je pourrais faire, la prochaine fois, pour obtenir un résultat différent?
- Qui pourrait m’aider à mieux comprendre?
- Etc.
En apprenant à rebondir sur les petits échecs, votre enfant se prépare à affronter des épreuves un peu plus importantes.
<p><strong>Rédaction : </strong>L'équipe d'Alloprof Parents</p>