Pour mieux encadrer les Autochtones, le gouvernement canadien dirigé par Alexander Mackenzie adopte la Loi sur les Indiens en 1876. Cette loi concerne les membres des Premières Nations, mais ne concerne pas les Métis ni les Inuits. Le but de la Loi sur les Indiens est de forcer l’intégration des Autochtones à la société canadienne en les assimilant. Sous cette loi, les « Indiens inscrits » (Autochtones) sont considérés comme mineurs, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas considérés comme des adultes. Cela fait en sorte qu’ils n’ont pas tous les mêmes droits que les Canadiens et Canadiennes. Le gouvernement gère plusieurs de leurs affaires, comme leur territoire. Ils se retrouvent donc dans une situation de dépendance envers le gouvernement canadien. Ce dernier utilise cette relation de dépendance pour atteindre son but, soit l’assimilation des peuples des Premières Nations.

Source : Alexander Mackenzie [Photographie], avant 1892, Wikimedia commons, (URL). CC0 1.0.
- L’assimilation désigne le fait pour un groupe dominant de chercher à intégrer un groupe ou une minorité dans sa population en lui enlevant son caractère distinctif (sa culture).
- Un Indien inscrit est un terme juridique pour identifier les membres des Premières Nations qui sont inscrits comme Indiens au registre officiel en vertu de la Loi sur les Indiens.
Le gouvernement veut que les communautés autochtones abandonnent leur culture pour devenir anglophones et protestantes ou francophones et catholiques, selon la province dans laquelle elles se trouvent. Le gouvernement met alors en place divers moyens pour y arriver. Par exemple, les enfants autochtones sont envoyés dans des pensionnats dans le but de les assimiler à la société canadienne.
La Loi sur les Indiens est modifiée à plusieurs reprises au fil des années et est toujours en vigueur au Canada aujourd’hui.

La Loi sur les Indiens a pour but d’assimiler les Autochtones afin qu’ils ressemblent davantage aux Canadiens.
Source : Indiens de la Pointe-Bleue [Photographie], Buies, A., 1896, BAnQ, (URL).
Avec l’avancée de la colonisation au cours du 19e siècle, les colons empiètent de plus en plus sur le territoire habité par des Autochtones. Ceux-ci ont de la difficulté à subvenir à leurs besoins, car leurs terres de chasse diminuent au fur et à mesure que les colons s’y installent. À partir des années 1870, pour soutenir la colonisation et avoir le contrôle du territoire, le gouvernement attribue de petites zones clairement délimitées aux communautés autochtones. Elles leur sont exclusives et sont appelées « réserves ». Les Autochtones n’ont donc plus accès au vaste territoire qu’ils occupaient auparavant.
En échange de la prise de leurs terres, le gouvernement fédéral leur fournit de l’argent et des services par le biais des réserves. Toutefois, les services offerts sont parfois insuffisants, ce qui crée différents problèmes sur certaines réserves comme l’accès à l’eau potable. Sur le territoire des réserves, les Autochtones bénéficient entre autres de droits de chasse et de pêche. Par contre, le territoire appartient au gouvernement fédéral et les communautés n’y ont aucune autonomie.
L’objectif du gouvernement, en créant des réserves, est d’amener les différents groupes autochtones à se sédentariser et à adopter l’agriculture comme moyen de subsistance. Le gouvernement croit ainsi que les peuples des Premières Nations seront plus faciles à assimiler à la société canadienne.
En date de 2021, le gouvernement canadien est toujours « responsable » des peuples autochtones du Canada. Il doit donc s’assurer que ceux-ci ont accès à de bons services. Toutefois, plusieurs infrastructures qui permettent d’acheminer l’eau potable dans les réserves autochtones canadiennes sont déficientes. Ainsi, plusieurs personnes habitant dans des réserves un peu partout au pays n’ont pas accès à de l’eau potable ou ont de la difficulté à entretenir les infrastructures en raison du manque de ressources. Il s’agit d’un problème ayant un grand impact négatif sur les communautés.
Pour en savoir plus sur le sujet, consulte les articles suivants :
Cette carte présente les différentes nations autochtones occupant actuellement le territoire du Québec. Parmi celles-ci, il y a la nation inuite qui, comme mentionné plus haut, n’est pas soumise à la Loi sur les Indiens.

Alexander Mackenzie [Photographie]. (avant 1892). Wikimedia commons. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Alexander_Mackenzie-portrait.jpg
Buies, A. (1896). Indiens de la Pointe-Bleue [Photographie].BAnQ. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/1957342