Le système reproducteur féminin comprend les organes génitaux féminins servant à la reproduction. Il inclut les organes génitaux internes, situés à l’intérieur du corps, et les organes génitaux externes, situés principalement à l’extérieur du corps.
Les organes génitaux internes sont impliqués dans le cycle ovarien, le cycle menstruel et la grossesse. Ils sont responsables de la production de l’ovule et de la gestation jusqu’à l’expulsion du bébé lors de la naissance.

Remarque : Les glandes vestibulaires font partie de la vulve.
Le système reproducteur féminin comporte deux ovaires. Ceux-ci sont des glandes de forme ovale. Ils sont maintenus en place par des ligaments les rattachant à l’utérus. Chaque ovaire est situé près de l’extrémité d’une trompe de Fallope, sans y être fixé.
C’est principalement dans les ovaires que se déroule l’ovogenèse, soit la production des gamètes femelles. Les ovaires sécrètent aussi des hormones (les estrogènes et la progestérone) qui participent aux cycles ovarien et menstruel et jouent un rôle dans les changements physiques lors de la puberté féminine.

Les trompes de Fallope sont deux tubes qui rejoignent les ovaires. Elles forment des passages menant vers la cavité de l’utérus. Lorsqu’un ovocyte est libéré par l’ovaire, la trompe à proximité le recueille. L’ovocyte poursuit ensuite son chemin dans la trompe grâce aux cils qui en recouvrent les parois internes.
Lorsqu’il y a fécondation, c’est dans la trompe de Fallope qu’elle a lieu. L’ovocyte devient alors un ovule, puis un zygote. Ce dernier poursuit son chemin vers l’utérus. S’il n’y a pas fécondation, l’ovocyte poursuit simplement son chemin dans la trompe de Fallope vers l’utérus pour ensuite être évacué avec les menstruations.

L’utérus est l’organe creux dans lequel le bébé se développe lors d’une grossesse. Il mesure environ 7 cm de hauteur et 5 cm de largeur[1], mais s’étire considérablement lors de la grossesse.
Les parois de l’utérus sont faites de muscles. Ces muscles se contractent pour évacuer les menstruations. Les contractions peuvent parfois être douloureuses. C’est ce qu’on appelle les crampes menstruelles. Les muscles de l’utérus se contractent aussi pour expulser le bébé lors de la naissance.
L’intérieur de l’utérus est tapissé de l’endomètre.

La paroi interne de l’utérus est recouverte d’un tissu riche en vaisseaux sanguins qui se nomme endomètre. L’endomètre sert à l’implantation de l’embryon. Il s’épaissit au cours du cycle menstruel. S’il n’y a pas fécondation, sa couche superficielle se désintègre et s’écoule par le vagin. Ce sont les menstruations.

Le col de l’utérus est la frontière entre l’utérus et le vagin. Il retient le bébé en développement à l’intérieur de l’utérus lors de la grossesse, mais il s’amincit et élargit son ouverture pour laisser passer le bébé lors de la naissance. Il permet également l’écoulement des menstruations vers le vagin et le passage des spermatozoïdes vers l’utérus.

Le vagin est un tube qui relie l’utérus et l’extérieur. Son entrée est située environ au centre de la vulve. Il est très extensible.
Il sert à la copulation, c’est-à-dire qu’il permet de recevoir le pénis et le sperme lors d’un rapport sexuel. Il permet aussi le passage du bébé pendant l’accouchement.
Par ailleurs, le vagin produit des sécrétions qui favorisent sa lubrification. Le vagin est également colonisé par un ensemble de bactéries qui constituent ce qu’on appelle la flore vaginale. La flore vaginale représente une barrière de protection contre certaines infections.

Dans le langage commun, le mot vagin est souvent employé à tort pour référer aux organes génitaux externes. Cependant, le vagin fait bien référence à une cavité interne. On devrait plutôt employer le mot vulve pour faire référence aux organes génitaux externes.
Ce documentaire[2] démystifie le système reproducteur féminin et explique l’histoire de la gynécologie. En effet, c’est un sujet qui a été longtemps mis de côté par la science, ce qui a eu des répercussions sur la santé physique et mentale des femmes.
L’ensemble des organes génitaux féminins externes se nomme la vulve. Elle entoure l’entrée du vagin et comprend les petites lèvres et les grandes lèvres, le capuchon et le gland du clitoris, l’hymen et les glandes vestibulaires.

Remarque : Le méat urinaire fait partie du système urinaire et l’anus fait partie du système digestif.
Les lèvres sont des replis de peau.
Les petites lèvres sont plutôt minces et entourent le méat urinaire et l’entrée du vagin. La fonction des petites lèvres est de protéger l’entrée du vagin.
Les grandes lèvres sont généralement plus épaisses et recouvertes de poils. Elles entourent les petites lèvres et les protègent.
L’apparence des grandes et des petites lèvres varie d’une personne à l’autre.

Le clitoris est un organe qui se trouve à la fois à l’extérieur et à l’intérieur du corps. De l’extérieur, on peut voir son capuchon et son gland. Le capuchon est un repli de peau qui recouvre le gland du clitoris. La majeure partie du clitoris est cachée et s’étire de chaque côté du vagin à l’intérieur du corps.
Le clitoris est composé de tissus érectiles et est très sensible au toucher. Il se gorge de sang et augmente de volume lorsqu’il est excité. Son rôle est de procurer du plaisir sexuel.


Le bourgeon génital est une structure présente chez les fœtus de sexe masculin et féminin. Les tissus de ce bourgeon se différencient au courant des premiers mois de grossesse pour former soit des organes génitaux féminins, soit des organes génitaux masculins. Le clitoris et le pénis sont issus des mêmes tissus. Ils se sont développés différemment, mais ils ont malgré tout beaucoup en commun. En plus d’avoir une forme plutôt similaire, ils sont tous deux érectiles et sensibles au toucher.

Le clitoris aurait été identifié pour la première fois dans l’Antiquité. À l’époque, on ne connaissait qu’une petite partie de son anatomie. Il a fallu attendre le 20e siècle (plus de 2 000 ans plus tard!) pour découvrir son anatomie complète. Visionne ce documentaire[3] amusant pour découvrir l’anatomie et l’histoire de cet organe.
L’hymen est une membrane généralement en forme de demi-lune ou de couronne qui recouvre habituellement partiellement l’entrée du vagin. Son format varie d’un individu à l’autre. Il peut être plus ou moins épais et couvrir plus ou moins l’entrée du vagin. Lors d’une pénétration (durant un rapport sexuel ou lors de l’application d’un tampon, par exemple) ou d’une activité physique, l’hymen peut s’élargir. Comme la souplesse de l’hymen varie également, il peut aussi arriver qu’il se déchire. La déchirure peut être accompagnée ou non d’un saignement.

Autrefois, on disait que la présence d’un hymen intact signifiait qu’il n’y avait jamais eu pénétration vaginale. Pourtant, on sait aujourd’hui qu’un hymen peut rester intact après une pénétration, tout comme il peut se rompre sans pénétration. Il est donc impossible de savoir avec certitude s’il y a eu pénétration vaginale ou pas selon l’apparence de l’hymen.
Les glandes vestibulaires, aussi appelées glandes de Bartholin, sont situées à l’intérieur du corps de chaque côté de l’entrée du vagin et leur ouverture se situe dans la vulve. Elles produisent un liquide qui sert à lubrifier la vulve.

1. Société canadienne du cancer. (s.d.). L’utérus. https://cancer.ca/fr/cancer-information/cancer-types/uterine/what-is-ut…
2. Malépart-Traversy, L. (2016). Le clitoris [documentaire animé]. Graduation film, Mel Hoppenheim School of Cinema, Concordia University (Montréal, Canada).
3. Pelletier, F. (2022). Pourquoi on sait (presque) rien sur son vagin? [reportage]. Rad.